Interprétation du film d’Eric Orhand, La plasticité du langage (exposition organisée par la Fondation Hippocrène, qui s’est tenue à Paris au Palais de Tokyo en 2012)

Texte à lire à haute voix.

La douche, la douche, la bouche est la voie multiple. En arrière-plan, en arrière fond la voix multiple interprète : Allamo, je pense nouvelle interprétation euiiiiu du lan gu écart entre les mots…
La langue multiple fait éclater la rigidité, l’immobilité de la langue. La langue. La langue n’a point d’os. Les artistes la malmènent, la déjoue, la transforme. Qui ? La langue acquise. La langue à qui sort. À qui sort de la bouche. La langue qui revient en bouche. Douche, la langue n’a pas de bouche. Elle n’a pas d’os. Non ! La langue n’a plus de bouches d’égout. Dégout, elle n’est plus acquise. Non, elle n’est plus admise.
Ben à le plaisir d’écrire : Blaine, Boetti, Cazal, Chopin, Closky, Creten, Daviot, Downsbrough, Dufrêne, Dupuy, Fatmi, Hains, Isou, Lemaître, Mareschal, Michaux, Noël, Plensa, Ernest T, Thurnauer, Rosse, Villeglé, Wolman – (Entre les langues) – Basserode, Boetti, Bony, Calle, Cazal, Daviot, Detanico, Lain, Engramer, Fatmi, Mazeau, Mouraud, Papaconstantinou, Santoro, Thurnauer, Voigt, Wechsler, commissaire Zwingenberger.
C’est une nouvelle approche, une nouvelle expérience de la vision quand la langue nous habite. Nous donne le mot, le mo t, le mo(r)t, le monde, la vision passé, présente, future. La vision, la langue se répondent, se répandent. Si elle, ciel, mémoire, moi mère. Il y a matière à distendre. Matière à placer. Plasticité. Plastifier la langue, terme qui est en lui-même une matière. Matière qui fait date car il y a peu d’exposition sur la langue comme médium. Le médium comme le N. Le médium comme le I, la croix, le X, le O c’est un cercle et de nouveau le mot. Le mot c’est un objet, le mot c’est un travail. C’est quelque chose de physique. Chaque mot correspond à une voix, un son. Un son pleuré, un son à jouer.
I have a dream était fameux, beautifull était fameux, black power était fameux.
Le mot et son son, sont des accents d’origine androgène. Androgène et composite comme une forme plastique qui se défait de sa signification habituelle. Une forme qui lui donne un autre sens. Peut-être aussi un langage muet, illisible. Un langage qui a été lisible mais qui est devenu illisible et cette illisibilité provoque le silence.
Le texte et le texte et ses limites de pages again, again, again manupilete texte. Enfin, ce qui nous intéresse dans le texte s’est déjà la forme des mots look, la force des mots look, ce qu’ils déploient et en même temps se qu’ils veulent dire. C’est un travail positif et négatif, un entre deux ; deux pièces entre deux plaques, une dualité, un double. Un double c’est l’imaginaire du regardeur devant cette réalité. Un double c’est une réalité lisible puis illisible. Et cette illisibilité provoque le silence.

Cada Cadastrale

juin 2019